
Y a t’il du lynx dans les Pyrénées ? Le débat reste vif entre naturalistes convaincus de sa présence ou de son absence. A l’heure actuelle, aucune preuve génétique (cadavre, poils ou crottes) ne vient confirmer que le lynx serait toujours présent dans les Pyrénées malgré des rumeurs récurrentes. Pour les spécialistes de l’ONCFS et le Réseau Lynx, le lynx a disparu des Pyrénées dans les années 1940 (dates des dernières captures "fiables") et n’est donc plus présent dans le massif depuis cette date.
- Pour en savoir plus sur le lynx dans les Pyrénées, rendez vous sur Leis Oursoun (le site de Mathieu Krammer, coordonnateur lynx de Ferus)
- A voir aussi : Le suivi du statut de conservation de la population de lynx en France : Bilan pour la période triennale 2005- 2007 par le Réseau Lynx de l’ONCFS
Dépêche du Midi, 11 septembre 2008
Mauressac. Un lynx soupçonné de l’attaque d’un poulain Une blessure exceptionnelle constatée à Mauressac. Le vétérinaire pense à un lynx, aperçu peu après…
Les bois de Mauressac, sur les coteaux d’Ariège, sont connus dans tout le Muretain pour l’abondance de champignons et de chevreuils. Va t-on désormais parler du lynx de Mauressac ?
La question se pose après l’étonnante attaque dont a été victime un poulain de cinq mois il y a quelques jours.
Au petit matin, David Vincent, un terrassier qui élève quelques chevaux, n’en a pas cru ses yeux : « Tango avait une large blessure sur la cuisse droite, il était encore effrayé, comme les deux autres chevaux ». Quand un vétérinaire de la clinique équine des écuries du Ruisseau, à Cintegabelle, a rasé autour de la plaie, l’ampleur des dégâts est apparue. « Plus de 30 centimètres de haut en bas, environ 8 de large, 5 à 6 centimètres de profondeur allant jusqu’à l’os, de profondes zébrures » raconte le propriétaire. Pensant à un acte de malveillance, il a déposé plainte dans un premier temps auprès de la gendarmerie. Effectivement, la blessure aurait pu être provoquée par une arme tranchante, genre pic à glace.
« Je n’avais jamais vu ça »
Jean-Pierre Dumas, le vétérinaire qui a soigné l’animal, est perplexe. Et pourtant, il en a vu d’autres. Dans le Comminges, il a déjà soigné des chevaux Merens, attaqués par un ours : « En vingt ans, je n’avais jamais vu ça… C’est une blessure étonnante. Ce n’est pas un coup contre un piquet. Il n’y a eu qu’un seul coup, net. Deux petits muscles ont été sectionnés. La peau d’un poulain est très dure. Et puis, il y a cette griffure parallèle, tout le long. Ce n’est ni un chien, qui mord mais ne griffe pas, ni un gros chat sauvage. Impossible ». À l’école vétérinaire de Toulouse, un spécialiste de la faune sauvage confirme : « Un chat n’attaquerait pas un poulain, et il faudrait qu’il soit vraiment très gros ».
Jean-Pierre Dumas avance une autre explication. Et si c’était un lynx, même si l’animal est rare dans nos contrées ? Trois jours après, cet homme qui bat la campagne en a vu un, du côté d’Esperce, à deux kilomètres à vol d’oiseau de l’enclos de Tango. « De la route, j’ai vu un animal sauvage. À 300 mètres, j’ai cru à un marcassin. Je me suis rapproché, et à 50 mètres, quand il s’est levé en marchant, j’ai vu un félin d’au moins 20 kg, sans queue, avec les oreilles caractéristiques d’un lynx. Je suis formel ».
Depuis, les langues se délient dans le pays d’Auterive. Des chasseurs en auraient aperçu un, il y a quelques années, près de Mauressac. L’an dernier aussi, à Eaunes. « Le lynx vit dans le Jura, les Vosges, les Pyrénées espagnoles, mais pas ici. Cela dit, il peut bouger beaucoup » souffle le spécialiste de l’école veto. « En Alsace, où il a été réintroduit, le lynx se nourrit de chevreuils. Est-il venu d’Espagne, de bois en bois ? ». Mystère. En tout cas, plus rien n’étonne les Muretains. Il y a deux ans, souvenez-vous, l’ours Balou était venu se promener du côté d’Auribail…

Plus fiable que la Dépêche du midi : venez parler "lynx" à Orléans avec les meilleurs spécialistes !
Voir le programme du symposium sur le lynx des 17 18 et 19 Octobre au Muséum d’Orléans ici : http://ours-loup-lynx.info/spip.php?article1399 On vous attend nombreux : les inscriptions sont ouvertes !
Inscriptions auprès de symposium-lynx@orange.fr (fiche d’inscription également téléchargeable sur ce site)
Jacques Baillon
<< Plus fiable que la Dépêche du midi .. >>
Ils ne sont pas foncièrement méchants, mais c’est vrai que quelquefois..
Perso, sur la base de ce que j’ai pu lire et des confidences que j’ai pu récolter, je suis persuadé qu’il y a des lynx (pas beaucoup..) dans les Pyrénées françaises.
Certaines descriptions font état de lynx pardelle, ce qui authentifierait la filiaire espagnole. Mais pas seulement. Cela dit, d’un autre côté, moins on en parle et plus ils ont des chances d’être tranquilles.. A preuve cette histoire de poulain qui aurait été attaqué par un lynx.
Un peu gros quand même, au sens propre comme au sens figuré. Car si des félins attaquent bien des proies sensiblement plus grosses qu’eux, ça n’atteint jamais ces proportions. Un lynx, qui pèse de 8 à 15 kg (et à 15 kg c’est un monstre !), se nourrit de lapins, de petits rongeurs et de quelques volatiles s’il peut les attraper. Des chevreuils, nettement plus petits qu’un poulain, comme on le raconte dans les Vosges où il n’a jamais été accepté par certains ? Plus vraisemblablement des chevreaux ..
Je me demande comment des vétos peuvent être dupes de ces histoires.. Si c’est juste pour faire plaisir à ceux qui ont intérêt à les raconter, c’est un bien mauvais service qu’ils rendent aux quelques animaux sauvages qui nous restent et à la biodiversité en général.
Eh oui, ce que tu dis tombe pile-poil dans le propos de notre colloque. Tu as vu dans le programme qu’on va y aborder en détail le statut du lynx en France (par l’ONCFS) et qu’on va y entendre le bilan des diverses suspicions de présence dans diverses régions où normalement "il n’y en a pas"(par Mathieu Krammer).
Il y aura aussi discussion avec la salle, d’où peut-être quelques surprises..
Pour le reste : son écologie etc.. beaucoup d’interventions sont programmées, et les invités sont parmi les meilleurs spécialistes. Il suffit de voir les noms.
Côté plus "politique", ce sera le dimanche avec " Vivre avec le Lynx ou comment accepter le sauvage" par Jean-Claude Genot, Farid Benhammou nous parlera des connexions entre le sujet "lynx" les deux autres espèces emblématiques, ours et loups, et Nathalie Lacour, du MEEDAAT exposera la politique de l’Etat. Sans oublier Pierre Athanase qui a préparé un petit bilan des réactions enregistrées en France dans divers milieux à l’époque des réintroductions..
Bon, je ne vais pas te redonner tout le programme : il est sur ce site et il va y avoir de quoi s’occuper !
Amicalement.
Jacques Baillon.
Quelques précisions ma petite Sandrine...
Mauressac n’est pas en Ariège mais en Haute-Garonne (les "coteaux d’Ariège" t’ont induite en erreur !). Cette zone ne fait pas vraiment partie des Pyrénées : il s’agit du secteur d’Auribail où Balou avait fait une escapade avant de rejoindre la montagne. On est donc en zone de plaine. Peu boisée. Sans lynx. Mais avec un véto incompétent en matière de faune sauvage et qui voulait sans doute faire parler de lui.
Amitiés
SD
Merci Steph, c’est modifié ; c’est effectivement la faute aux coteaux d’Ariège. bises
message de Jean Claude du 39, 12 septembre 2008, 5h07
BONJOUR ;Le veto relate :"un félin d’au moins 20 kg,et sans queue".Si c’est "sans queue" c’est du bobtail,du lynx canadien,le notre ,le boreal en a une, et, elle est bien visible à 50 metres.Possible avec les N.A.C,que se soit un canadien échappé.Faut voir le nombre de bestioles exotiques,arrivées là on ne sait pas trop comment,que des particuliers détiennent.si vous avez des amis pompiers demandez-leur !Les loups captifs sont pucés electroniquement, et controlés,mais pour les lynx captifs ,çà se passe comment svp.Merci.
connaissant bien les terrains cités tant géographiques que macro politiques locaux...
je soupçonne fortement que l’on ai à faire à un spécimen unique en son genre, un "lynx" espéce NAC-Média, made in la détresse du midi.
Quotidien de désinformation, eldorado pour pigiste en manque d’informations tres gore avec fauves vampires, spécialité locale,selon ce journal.
Enfin pour le moment, ils ont largement de quoi s’interesser a un nouveau méga predateur, le moucheron FCO (vecteur de la fievre catharale ovine). Touriste tremblez ! Et si le moucheron s’en prenait à votre enfant ! (effroi).
Le lynx n’existe pas (ou plus) dans les Pyrénées, mais il est toujours présent dans certains documents officiels ou études .. Troublant, non ?
Voir :
1) http://www.cr-languedocroussillon.fr/uploads/Document/WEB_CHEMIN_4577_1158129974.pdf
Extrait : La réserve naturelle de Nohèdes fait partie d’un ensemble de réserves sur le massif du Madres-Coronat. La richesse de sa géologie, de sa flore et de sa faune en fait un site protégé incontournable à découvrir au cours de randonnées sportives ou familiales. Sur ses 2 137 ha, c’est la diversité des milieux, des influences climatiques (méditerranéenne et atlantique) et géologiques (calcaire, schiste et granit) qui caractérisent la réserve. Ces dernières expliquent sa richesse en espèces végétales endémiques. La grande faune est représentée par l’ours, le chat sauvage, le lynx, la genette, le blaireau, l’isard. Nombreuses sont les espèces de mustélidés, rongeurs, amphibiens, reptiles, arachnides et insectes. Plus de 60 espèces d’oiseaux nichent au sein de la réserve dont les plus rares sont l’aigle royal, la chouette de Tengmalm et le grand tétras
2) http://www.languedoc-roussillon.ecologie.gouv.fr/reserves/plan_gestion/jujols/annexes/annex e%2022_Fiches%20ZNIEFF.pdf
Extrait : Chez les carnivores, on note : des incursions régulières de l’Ours (Ursus arctos) ; la présence du Lynx (Lynx lynx), espèce en voie de disparition ; la présence du Chat sauvage (Felis sylvestris) notamment au nord de la zone, espèce en régression forte et continue et qui a disparue de nombreuses régions ; la Genette (Genetta genetta), protégée au niveau national et inscrite sur le livre rouge des espèces menacées de France. Ce site abrite également le Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) : mammifère endémique et inscrit sur le livre rouge
3) http://www.catalanes.reserves-naturelles.org/siteweb_fran%C3%A7ais/documentation/Biblio-Etudes-scient-RNC%20(saufBanyuls).doc)
Extrait : SALVADOR O., 2003. Le loup, le lynx et l’ours, dans le massif du Madres-Coronat (Pyrénées-Orientales), cohabitation grands prédateurs et activités humaines en territoire de montagne : enjeux et perspectives. Massif du Madres-Coronat, Réserve Naturelle de Nohèdes (A.G.R.N.N.) / Université d’Orléans / IRD Orléans : 120p.
4) Page 25 de http://www.cadvor.cat/docs/llei_22-2008_proteccio_animals.pdf . Extrait : espèces protégées, lynx boréal et lynx pardelle
Merci pour ces liens très intéressants. Bon le dernier n’est pas vraiment "valable" car un pays ou une région peut protéger une espèce même si celle ci est absente. Exemple de la France : le loup était protégé avant son arrivée dans les années 1990.
"La bête de Mauressac" !
On a fait des séries télé pour moins que ça..
Le dernier lien concerne la Catalogne (côté espagnol)où depuis déjà longtemps les "rumeurs" de présence du lynx existent. Alors, pourquoi pas du côté français ? Même si aucune preuve formelle n’a pu encore être trouvée, l’hypothèse vaut qu’on s’y arrête, non ?
Un photographe a d’ailleurs fait un article dans une revue espagnole il y a quelques mois. On pouvait la voir sur le net il y a encore quelque temps.. mais je ne l’ai pas retrouvée en la chercahnt aujourd’hui, et j’ai oublié le nom de la revue. Il serait intéressant de prendre l’attache des organisations catalanes de mammalogistes pour savoir ce qu’elles en pensent...Mais peut-être s’agit-il encore d’un type en mal de pub ! JB
Bonjour,
Tout d’abord, il faut savoir que le Réseau Lynx de l’ONCFS a diligenté quelqu’un sur place pour en savoir plus concernant cette tentative de prédation présumée d’un lynx.
Pour répondre à Mick64 sur les prédations du lynx. C’est vrai qu’on a longtemps cru que le lynx se nourrissait essentiellement de petits mammifères (genre lièvre, lapin, petits carnivores) ou d’oiseaux. Mais c’est surtout qu’on savait bien peu de choses sur sa biologie avant ces dernières décennies. Toutes les études réalisées en Europe occidentale (France, Suisse notamment) depuis le retour de l’espèce dans les années 70-80 montrent que le lynx se nourrit quasi exclusivement d’ongulés de taille moyenne : chamois et chevreuil dans nos régions. Mais il arrive à capturer des proies jusqu’à la taille d’une "bichette" (jeune femelle de 2 ans pesant environ 50-75 kg), renseignements pris auprès des spécialistes de l’ONCFS. Donc pourquoi pas un poulain... D’ailleurs, quelques cas (non certifiés par le réseau faute d’éléments techniques suffisamment interprétables) ont déjà été évoqués dans les Alpes il y a quelques années (vallée de l’Ubaye notamment).
Par contre, les circonstances de l’attaque sont pour les moins curieuses. Il s’agit d’une unique, mais très profonde, griffure sur la cuisse... Un lynx tue toujours ses proies à la gorge par strangulation. Il peut y avoir des griffures lors de l’attaque, mais ce n’est jamais la cause de la mort d’une proie et c’est toujours couplé au morsure à la gorge (ou la nuque pour les plus petites proies). Par contre, il arrive que de jeunes loups inexpérimentés s’attaquent à de grosses proies en les immobilisant d’abord par des morsures à l’arrière-train.
De plus, l’article indique que la profondeur de la plaie fait 5 à 6 centimètres... C’est la profondeur d’une griffure que ferait un tigre selon les spécialistes ! Même l’ours ne fait pas des blessures aussi profondes ! Alors un lynx...
Quant à l’observation du lendemain (comme par hasard par la même personne qui a soulevé l’hypothèse d’une attaque de lynx...), je partage vos doutes.
Voilà mes sentiments par rapport aux éléments que j’ai à disposition sur cette "affaire".
Mouais...je suis, moi aussi, plus que sceptique concernant cette info, cousue de fil blanc à mon sens...
Tout d’abord la taille de la proie colle peu avec celle des proies habituelles du Lynx (même s’il est vrai qu’un agent de l’ONCFS du Jura, que je connaissais bien, a découvert en 2004-2005 un jeune de Cerf élaphe prédaté par un lynx).
Du reste si ce coin, que je ne connais pas particulièrement, est à ce point riche en chevreuil, j’imagine mal pourquoi un lynx irait s’en prendre à un poulain accompagné de deux chevaux adultes...chevaux, soi-disant affolés, ce qui ne colle pas non plus avec le comportement de bétail ayant vécu "la visite" du gros félin...
Les caractéristiques de l’attaque (profondeur des griffures notamment) semblent également plus que fumeuses...et effectivement comme les choses sont bien faites, l’animal est vu rapidement après les faits...
Quant à la description qui en est faite, et pour avoir eu la chance de voir un gros mâle à moins de 15m en pleine pâture dans le Doubs, j’affirme que la queue "encapuchonnée" de noir est bien visible, mais que même à cette distance il est quasiment impossible de distinguer les toupets des oreilles, à moins d’avoir largement et au préalable consulté la littérature ad hoc...
Enfin, sur ce vieux fantasme du Lynx dans les Pyrénées, et même si je rêve secrétement qu’il y soit encore présent, vu le nombre de naturalistes et de personnes qui assurent le suivi Ours depuis des années, je trouve curieux que personne n’ait jamais rien ramené de concret...
Il y a des étudiants vétos qui feraient bien de rester prudents avant d’asséner des vérités comme celle-là... A bon entendeur...
Merci pour les infos.. Mais la taille des lynx varie. Le lynx pardelle est plus petit que son cousin eurasien. La taille de ses proies doit aussi varier..
De toutes façons, je vis dans une région où on ne s’embarrasse pas de ce genre de détails. Les vautours des Pyrénées n’emportent-ils pas des veaux vivants pour les dévorer dans la montagne ?..
Alors qu’un lynx s’attaque à des chevaux ou à des cerfs, même jeunes, ici, ça n’étonne personne..
le plus étonnant dans tout ça c’est que la personne concernée par la pseudo attaque de lynx se prénomme david Vincent.... ne voulait il pas prendre un raccourci qu’il na jamais trouvé ???
...tout à fait Mick, et le gypaète les jeunes enfants... :-)
Originaire d’Aspe, j’habite le 65 et connais bien tous ces délires que les gens continuent à colporter dans nos vallées...
Je connais un peu le lynx pour avoir vécu plus de 5ans en Franche-Comté, et il semblerait toutefois que "notre" lynx pyrénéen ait plus de chances d’être du boréal que du pardelle. Quant à la taille des proies, elle varie c’est vrai, même pour la même espèce (Lynx lynx) selon les individus, et surtout la disponibilité...De mémoire, et sans vouloir trop m’avancer, il me semble que les plus nordiques montrent une nette prédilection pour...le lièvre...
Si tu es dans le 64, certains coins du Barétous (entre autres) me semblent potentiellement tout à fait propices...
mouai encore un super heros(le véto)qui vas sauver des enfants et d’autres personnes ,c’est vieux comme le monde,meme si je suis sur que le lynx boréal existe dans les pyrénées.mais pour le voir c’est tres dur,il vie que la nuit.dans ma région existe des sangliers,je ne les vois jamais.
C’est clair, encore un super "spécialiste/héro des temps modernes", et un peu de pub à moindre coût pour la commune en question... :-)
Pour autant, et comme je le disais à Mick, je suis malheureusement de moins en moins persuadé qu’il reste un tant soit peu de Lynx dans les Pyrénées...peut-être certains coins du Barétous ou d’Aspe/Ossau pour ce que je connais, mais aucune donnée fiable à ce jour (ni du réseau Ours, ni des naturalistes de toutes sortes...)
Par contre, s’il connaît un pic d’activité au crépuscule et la nuit, je peux t’assurer qu’il continue "à vivre" la journée... ;-)
Surtout en période de rut, où là, il devient franchement pas discret...je peux t’assurer qu’un lynx qui feule, même en pleine journée, "ça pète" et ça s’entend de très loin...
En réponse à Desman :à mais si c’est la mode des infos bidons dans ce patelin,fallait le dire du départ.Ca aurait économisé de l’encre .Cordialement.
Ouais,David Vincent ,avec son lynx extra-terrestre,y nous a pas dit si le bestiau avait le petit doigt tout raide.C’est comme ça qu’on les reconnait d’habitude.L’ONCFS sur la fiche "obs.lynx" va falloir qui rajoutent une ligne :"petit doigt tout raide".
Le type ,ce qui fume,vous croyez que ça s’achète au bureau de tabac ?
La moquette,(la bonne),ça s’achéte d’habitude chez Saint-Maclou !Sinon t’as Casto(ou y’a tout ce qui faut) !
Bonjour.Monsieur Krammer,une question s’il vous plait:en 25 ans de présence sur les territoires occupés par l’espèce boréal (je vois mal un pardelle voulant se faire un poulain,sauf peut-etre au petit déjeuner !),combien d’attaques,certaines (voir bien typées),ont été enregistrées sur des poulains(du Percheron au poney Shetland) par les services compétents ?Pour simplifier la chose prenons juste l’Europe de l’ouest,et ramenons ça au nombre d’attaques (totales de l’espèce )certaines,et bien typées, sur la periode et l’espace concerné !Ce n’est pas un piège, je n’ai pas les chiffres.Statistiquement cette présomption vaut quoi ?Si on couple celà, à la narration de l’observation d’un hypothétique lynx à 2 kms de l’attaque,3 jours plus tard,par le meme quidam(hasard !),ensuite à ce scoop à sensation balancé brut dans la "détresse" à scandale locale, et in fine, au prix des carburants,Il en résulte que l’on peut raisonnablement penser ,que ça ne valait pas le coup de démarrer la Kangoo beige. Je travaille parfois avec des vétos,pour tous un tas d’expertises ,ils ont un APN dans la voiture,et là le type n’en parle pas,n’émet meme pas le regret d’avoir oublié l’appareil photo ;Pour ma petite personne, c’est plus que suspect. Merci ,cordialement.
Bonjour,
Je n’ai pas les chiffres moi non plus ! Mais il doit être extrêmement bas. Les proies de la taille d’un poulain ou d’un jeune cerf existent mais sont très rares, en rapport aux proies de taille moyenne comme le chamois ou le chevreuil.
En me renseignant auprès du Réseau Lynx suite à ce cas, ils m’ont répondu que si un cas éventuel de prédation sur poulain venait à présenter toutes les caractéristiques techniques d’une attaque de lynx, il aurait toutes les chances d’être validé. Mais c’est loin d’être le cas ici.
C’est vrai que la proie en question fait déjà douter, mais dans l’absolu, pourquoi pas...
Ce sont surtout les circonstances qui sont troublantes (comme vous le rappelez dans votre message) et font dire qu’il ne s’agit à l’évidence pas d’une attaque de lynx.
Ne serait-ce que la plaie de 5-6 centimètres de profondeur déjà... L’absence de toute autre trace de lutte, hormis cette unique mais grosse griffure...
Bonjour,c’est peut-etre,aussi un "lynxOpinel",ou un "LynxPradelle"(coutellerie de Thiers dans le 63 !).
Effectivement pour faire une plaie telle qu’elle est décrite, il faut un lynx équipé d’un cran d’arrêt. Ou alors le poulain était de race shetland. C’est dommage qu’il ne soit pas précisé la race de ce cheval (taille et poids). Mais bon, c’est de nouveau la course au témoignage toujours plus extraordinaire. N’est ce pas simplement le cheval qui s’est blessé dans des barbelés. Y’a souvent des éleveurs qui laissent leurs bêtes dans des patures ressemblant à des dépotoirs. En trouvant ainsi la ’bête’ cela permet d’être indemnisé. Et comme par hasard, le coupable était dans les parages ...le hasard fait parfois bien les choses.
Le 24 juillet 2008, en descendant de la carrière de Talc de Trimouns en Ariège, quelle ne fut pas notre grande surprise pour mon collègue et moi d’apercevoir en contre-jour dans un virage en plein après-midi, une grosse tête de chat avec des ailettes. Sans la moindre hésitation et sans se dire un mot, mon collègue qui comme moi est un passionné de nature et plus particulièrement de grands prédateurs, arrêta la voiture d’un coup et nous nous approchâmes rapidement du talus de l’autre côté de la route. J’arrivai le premier sur le talus où était apparu cette silhouette en ombre chinoise à cause du soleil, mais ne vit rien sur le moment. Mon collègue arriva à son tour une seconde après, à trois mètres sur ma droite et eu la grande chance de se retrouver nez à nez avec un magnifique lynx qui le regardait, lequel s’enfuit dans la pente recouverte de fougères. C’est à cet instant que j’entre aperçu son arrière train alors qu’il bondissait dans les fougères. Mon envie fut grande d’avancer de quelques mètres dans les fougères qui ne couvrait qu’un petit secteur dans le but de le voir à nouveau partir dans le champ proche, mais par respect pour ce magnifique animal sauvage nous nous en sommes abstenu. Sachant pourtant tous les deux que cela serait peut-être la seule fois de notre vie que nous en verrions un à l’état sauvage. Alors ce texte ne reste que mon récit et certains penseront peut-être que c’est du baratin, mais nous sommes au moins deux à avoir eu la chance de voir un lynx et d’en être sûr, je vous laisse juge, malheureusement je n’ai pas eu le temps de prendre de photos.
Cordialement,
D. MAZUIR
Voir en ligne : Un lynx en Haute Garonne ?
Bonjour monsieur Mazuir:votre obs. pourrait intéresser l’ONCFS:contact monsieur Eric Marboutin à Gières( en Isere) ,tel:04/76/59/13/29.merci,très cordialement.
sinon vous avez l’EMAIL du réseau lynx:rezolynx@oncfs.gouv.fr
Il y a également un réseau "grands carnivores" ONCFS dans les PO.
En cas de nouvelle rencontre, ce serait utile de lui répercuter l’info sans attendre.. Son responsable est Alain Bataille, correspondant du réseau loup 66 et du réseau ours ...
D’après un texte déjà ancien de l’ONCFS qui concernait le loup dans les Pyrénées (en ligne ici : http://ours-loup-lynx.info/IMG/pdf/loup_Pyrenees_gazette_19.pdf) il y aurait une quarantaine de personnes dans ce réseau. Prévenir vite l’une d’entre elle afin que des indices (poils.. excréments) puisent être collectés et expertisés est la seule manière d’accréditer ce genre d’observation..
Et n’oubliez pas le colloque "Lynx" les 17,18 et 19 Octobre à Orléans !! (Inscriptions et renseignements en téléchargeant le programme ici : http://www.ours-loup-lynx.info/spip.php?article1399
JB.
Si je sais bien lire, ça n’est pas le véto qui aurait vu un lynx, alors avant de traiter les gens d’incompétance, il faut apprendre à lire
bonsoir,suite a la reflexion que vous avez faites sur le cas d attaque d un lynx sur un poulain dans les pyrennèes je suis d accord avec vous cela semble un peu gros quand a sa presence personnellement je n en ai jamais douter et je penses que moins on en parles au mieux ce seras sur ce passez une bonne soirèe
bonsoir stepf que vous etes bien trop sur de vous et l incompetence d un veto qui veut faire parler de lui je veux bien mais quand plusieurs personnes disent avoir vu un lynx dans les parages je ne penses pas que toutes ces personnes soient toutes aussi incompetentes enfin la meilleur chose qu il puisse lui arriver c est qu il ne se montre pas trop car autrement un jour c est de sa peau que l on se venteras malheureseument ceci etant dit passez une bonne soirèe
bonsoir mazure , je viens de lire votre message et j en suis tres heureu car enfin un temoignage sur la presence du lynx dans les pyrènnèes pour ma part je suis persuader qu etant n animal tres discret il doit etre present dans toute la chaine certes pas en effectif enorme mais sa disparition complete je n y es jamais cru ps passionner par les ecrevisses a pattes rouges française si vous avez des renseignements quelconques n hesitez pas a me les communiquer merci par avance