
Article Le Progrès, 16 octobre 2008
Mirebel : douze attaques de lynx en quatre mois
Depuis le mois de juin, un troupeau de brebis et agneaux de Mirebel a été la cible de douze attaques, attribuées à un lynx. Une autorisation de tir a été demandée. Il serait « LE » lynx de l’année.
Notamment parce qu’il ne part en chasse qu’une fois la nuit tombée, le lynx est un animal difficile à « attraper ». Et polémique… Cette semaine, dans le Jura, il est pointé comme étant l’auteur de douze attaques sur un même troupeau de brebis et agneaux, sur la commune de Mirebel. Une épée de Damoclès pèse sur sa tête : le Ministère pourrait donner une autorisation de tir pour éliminer l’animal. Chaque département ayant « droit » à une seule opération de ce genre par an, le lynx de Mirebel pourrait être « LE » lynx 2008, le seul de l’année. « Ce genre de directive ne peut être enclenché qu’au-delà du seuil de dix attaques enregistrées, explique Stéphane Lamberger, le directeur de la fédération départementale de la chasse. Là on était à onze, puis douze depuis vendredi dernier. La commission départementale d’expertise lynx s’est réunie depuis l’alerte de Mirebel, le 2 octobre, et a demandé l’application du tir dit de prélèvement. » D’après, Christian Cuchet, le directeur de cabinet de Joëlle Le Mouël : « La préfète suivra l’avis de la commission. Elle signera la demande d’élimination de ce lynx que nous adresserons au ministère. Nous espérons qu’il répondra rapidement de manière à rassurer les éleveurs du secteur ». C’est l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui sera chargé de placer le piège s’il donne le feu vert. La commission a également recommandé « la mise en œuvre de mesures de protection supplémentaires comme la mise en place d’un chien patou, l’étude d’une adaptation du foncier qui pourrait permettre le transfert des brebis sur des parcelles plus facile à protéger et le montage d’un dossier d’aide au pastoralisme avec les chambres départementale et régionale d’agriculture. » Quant à la malheureuse éleveuse de Mirebel, elle ne veut plus entendre parler de lynx : « J’ai déjà du mal à le supporter, j’en parle encore, encore et encore. Je fais tout pour l’oublier… » Depuis juin, son petit cheptel de brebis et agneaux a été douze fois la cible du prédateur. Des attaques épisodiques qui n’ont pas décimé son troupeau, mais ont causé la perte d’une bonne dizaine de bêtes : à chaque fois qu’il attaque, le lynx ne fait qu’une ou deux victimes. Et cela se produit une quarantaine de fois par an dans le département, en particulier dans le secteur de Petite Montagne. « C’est un sujet très sensible, insistent les observateurs. Les chasseurs souhaitent prélever des lynx, les éleveurs veulent des indemnisations. »
Delphine Givord et Jean-François Butet

Là encore il faut espérer qu’on attribue bien au lynx ce qui revient au lynx.. Et non pas à des chiens errants ou à d’autres causes.
Réaction des chasseurs normale. Nous, on est là pour flinguer.. on flingue !!
Reste à espérer que les arbitres du problème essayeront de dépassionner le débat et de prendre les bonnes décisions. La protection des troupeaux par des patous serait une solution. L’ours lui-même évite la confrontation, alors une bestiole dix fois plus petite..
Et puis il y a les indemnisations. Je pensais qu’elles existaient aussi dans le cas des prédations par le lynx. Ce n’est pas le cas ?
pourquoi toujours tuer,et pourquoi ne pas l’endormire et le mettre ailleur ;c’est toujour mieux.les chasseurs eux cherches toujours a tuer plus et encore plus,on nage en plein 19 éme siècle ;a quand une amilioration des mentalité ;
Un détail me turlupine.. C’est quoi "le piège" ?
Un truc qui va tuer ou estropier quelques douzaines de chats (ou de chiens), ou encore de renards avant d’attraper éventuellement un lynx ?
Je sais bien qu’à l’ONCFS on n’est pas à ça prés, mais j’aimerais avoir des détails sur le "piège"..
En France, notre mépris de la vie animale est insondable !
"La malheureuse éleveuse" n’a pas eu l’idée de protéger son troupeau par un patou alors qu’elle "éleve" dans le jura... ? Par contre elle est là pour "ne pas supporter le lynx"... On finit par se demander si quelqu’un qui se contente de laisser ses bestioles toutes seules dans la montagne peut vraiment s’appeler un "éleveur"...
Au vu des mesures qui ont l’air d’etre mises en place au niveau de la protection du troupeau, on est meme en droit de s’etonner qu’il n’y ait pas eu d’overkilling... Le fait que la montagne ou la foret abrite (quelques, tres peu) des predateurs qui doivent se nourrir au meme titre que l’humain a l’air de revolter beaucoup d’éleveurs et de chasseurs (qui, rappelons-le, n’hesitent pas à se considerer comme "amis de la nature"...)
Ca en serait presque drole si ca n’etait pas aussi grave...
Il s’agit d’un piège à lacet installé près d’une proie domestique tuée par le lynx. Les agents de l’ONCFS ne sont pas loin et interviennent dès qu’un animal est piégé.
L’intérêt de le piéger avant plutôt que de le tirer directement (car techniquement possible), c’est pour être certain de ne pas tirer sur une femelle allaitante. Si un tel cas se produit, la femelle est relâchée (ça c’est déjà produit).
Si ce n’est pas le cas, l’animal est euthanasié.
Si si, comme pour l’ours ou le loup, les dégâts de lynx sont indemnisés.
Par ailleurs, il faut savoir qu’après les pics d’attaques dans les années 1989-1990, le nombre d’attaques s’est considérablement réduit et tourne, depuis le début des années 2000, entre 50 et 100 chaque année. Il est même tombé à 25 seulement en 2007.
Pour l’essentiel, c’est le massif jurassien (Ain et Jura) qui est concerné.
C’est tellement évident ce que vous dites, mais si son troupeau n’est pas protégé , alors l’abattage ne devrait pas être autorisé ... JE ME TROMPE ?
Les propos du directeur de cabinet du préfet, du moins tels qu’ils sont rapportés dans cet article, montrent que le but recherché est surtout de satisfaire une partie de l’opinion (les éleveurs) avec une conséquence : en mécontenter une autre (nous..). JE ME TROMPE ?
Est-ce que l’étude fine de ce cas de prédation induisait forcément que l’on décide un tir sur un lynx ? Quels sont les arguments techniques ?
Qu’en pense l’ONCFS ?
Qu’en pensent les associations concernées (Ferus et les autres) ?
Si si bien sur les éleveurs sont indemnisés, alors allons-y gaiement offrons donc des troupeau en pature a nos cheres grands prédateurs...Vous croyez vraiment que c’est une solution ? l’agriculture francaise est deja sous respirations artficiel avec les systemes de subventions, primes alors si en plus on doit ajouter les indemnisés pour nourrir des prédateurs , il y a de quoi etre dubitatif !
Je ne suis pas contres les grand prédateurs sur nos massif montagnards, mais il ne faut pas oublier de prendre en compte que la position des eleveurs qui veulent vivre de leurs production( et non pas etre consideré comme des gestionnaire de l’espace, ! ).
Je voudrai dire aussi rappeler a ceux qui disent qu"avant" la cohabitation entre eleveur et prédateurs était normal et naturel, et qu’il ne voit pas pourquoi aujourd’huis cela ne l’est plus, que le modele agricole d’il y a 50 ou 70 ans n’est plus du tout le meme. La situation sociaux économique ainsi que le contexte de mondialisation qui s’est imiscé jusque dans l’économie de l’activités de nos montagne a révolutionner les modes de gestions et de productions en montagne ont été completement révolutionnés. Je ne dit pas que cette révolution est allé dans le bon sens, mais c’est une réalité dont il faut tenir compte.
Alors essayons donc d’arreter de regarder ce probleme de la gestion du pastoralisme et des grands prédateurs avec des oeuilleres ! et ceci est valable pour les deux "camps".
Tout à fait d’accord ! Quelle assurance indemnisera celui qui s’est fait cambriolé après avoir laissé la porte ouverte ? L’irresponsabilité larmoyante de cette éleveuse est lamentable. Perdre une partie de son troupeau doit être choquant, y compris d’un point de vue économique, certes. Mais peut-on être assez benêt pour ne pas réfléchir à un moyen de protection rapidement, plutôt que d’attendre le nombre fatidique des 10 attaques et permettre aux chasseurs de se présenter, une fois de plus, comme les soi-disant garants de l’équilibre faune sauvage/agriculture ? A quand une vraie réflexion sur la protection des cultures et élevages, autre que les "prélèvements" ?
ENCORE UN LYNX VICTIME D’UNE COLLISION EN FRANCHE COMTE
Un lynx mâle de 6 mois tué par une voiture à Boissia (39)
http://www.athenas.fr:80/article.php3?id_article=83
Bonne question qui n’obtiendra pas de réponse. L’Etat ne veut pas dépenser davantage (les sous : il doit les garder pour les banques..) et les éleveurs qui ne protègent pas leurs troupeaux et qui seraient à la rigueur d’accord pour le faire partent du principe que ce n’est pas à eux de payer..
On tourne en rond.
Donc le plus simple est de tuer.
Article en rapport paru sur Actu’Lynx :
Voir l’info sur cette page de FERUS.
Pour résumer, un Lynx a attaqué 12 fois en 4 mois un troupeau, soit 3 attaques de trop : en effet, à partir de 10 attaques une demande de tir peut être enclenchée (un seul tir possible par an et par département). En réalité le Lynx ne va pas être tiré, mais piégé au lacet puis euthanasié... ce qui ne change pas grand chose.
Mais si le retrait d’un Lynx peut tout à fait se justifier en cas d’attaques réccurrentes - comme c’est le cas ici - on comprend par contre beaucoup moins le choix systématique de son élimination physique. En effet, sachant que l’avenir des populations de Lynx en France est encore loin d’être assurée, certains se demandent s’il ne serait pas possible de déplacer - tout simplement - les Lynx problèmatiques dans d’autres zones où l’élevage ovin est inexistant, ou à défaut les mettre dans un zoo.
Le pire dans cette histoire, c’est que cette question a justement été évoqué au symposium d’Orléans lors des questions posées à Nathalie LACOUR (*), qui a répondu qu’aujourd’hui la situation avait changée par rapport à il y a encore quelques années et qu’effectivement, pour pacifier l’opinion générale des éleveurs, les tirs systématiques ne se justifiaient plus du tout. Sachant que ces mots ont été prononcés le 19 octobre - soit seulement deux jours après l’annonce officielle de demande de tir citée précédemment - il est clair qu’on surveillera de très près de quelle manière ce Lynx sera éliminé : physiquement ? ou géographiquement ?
* Nathalie LACOUR, de la Sous-direction de la chasse, de la faune et de la flore sauvages, Direction de la Nature et des Paysages (MEEDDAT), a présenté au symposium Lynx d’Orléans "Les politiques publiques en faveur de la population de Lynx en France, mesures de protection et compensatoires".
Voir en ligne : http://www.actulynx.wordpress.com
le prélèvement d’un animal à problème est de loin la solution la plus appropriée , qui plus est dans le cas du lynx qui en 30 ans à conquis depuis la frontière suisse tous les massifs préalpins et à une moindre densité les alpes internes.Chaque prélèvement (je pense aux années 80 par ex.) est bien plus positif à l’extension des effectifs et de la répartition de l’espèce que les gesticulations , verbiage et déclarations solennelles sur la protection totale. Combien de loups ont disparus et ainsi limité l’extension de l ’ espèce par la bétise d’une politique de l’ administration et des organisations "environnementales" bien trop intransigeante ! Méconnaitre les réalités du terrain et surtout les mentalités , difficultés réelles et sensibilités des usagers du territoire vous conduit à un extrémisme de position que payent lourd les espèces que vous prétendez protéger.....
bonjour, il suffirait d accorddez a cette eleveuse une infime partie de tout cet argent que l on trouvent pour relever les banques dont leurs gestionnaires sont si incompetant et mettent l equilibre economique du monde entier pour que sur cette planete on puissent indemnisez correctement tous les eleveurs du monde entier qui sont malheuresement victimes de predateurs qui eux contrairement au autres banqiers cherchent seulement a se nourir et non allez se pavaner en yatchs dans les caraibes au frais de nos impots je vous souhaites mde d etre indemnisez correctement et comprendre que lui (le lynx ) ne penses qu a se nourir .
A notre "homme des bois", D’abord, appelons un chat un chat (ou un lynx, un lynx ...), "prélèvement" = massacre. Vous vous attribuez le titre d’"homme des bois", que ceux qui respectent la vie animale revendiquent autant que vous. Mais vous avez visiblement quelques difficultés avec votre propre verbiage et votre mode de pensée est plutôt gesticulatoire, à défaut d’être solennel. Le lynx n’a rien "conquis" du tout, il lutte comme vous pour vivre, il était là avant vous et vous êtes,comme être humain, en grande partie responsable de ses "problèmes". Mais pour des esprits tels que le vôtre, il n’y a pas de problèmes, que des solutions, radicales.